Monday, October 1, 2018

Мартин Лефран: ШАМПИОНКИ



Il n’est vielle tant estou(r)due,
Qui fist de ces choses la mendre,
Mais pour la faire ou ardre ou pendre,
L’ennemy de nature humaine,
Qui trop de faulx engines scet tender,
Les sens faussement lui demaine,
Il n’est ne baston ne bastonne
Sur quay puist personne voler,
Mais quant le diable leur estonne
La teste, elles cuident aler
En quelque place pour galer
Et accomplir leur volonte.
De Romme on les orra parler,
Et sy n’y aurant ja este.
…………………………………………..
Les dyables sont tous en abisme,
- Dist Franc-Vouloir – enchaienniez
Et n’auront turquoise ni lime
Dont soient ja desprisonnez.
Viennent ilz faire tant de ruzes
Et tant de cas desordonnez?
Entendre ne scay tes babuzes.

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Je ne croiray tant que je vive
Que femme corporellement
Voit par l’air comme merie ou grive,
- Dit le Champion prestement. -
Saint Augustin dit plainement
C’est illusion et fantosme;
Et ne le croient aultrement
Gregoire, Ambroise ne Jherosme.
Quant le pourelle est en sa couche,
Pour y dormer et reposer,
L’ennemi qui point ne se couche
Se vient encoste alle poser.
Lors illlusiions composer
Lui scet sy tres soubtillement,
Qu’elle croit fair ou proposer
Qu’elle songe seulement.
Force la vielle songera
Que sur un chat ou sur un chien
A l’assemblee s’en ira;
Mais certes il n’en sera rien:
Et sy n’est baston ne mesrien
Qui le peut ung pas enlever.


(1440)

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